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Groupe d’Etudes et de Recherches

                     Migrations, Espaces et Sociétés

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Groupe d’Etude et de Recherches Migrations, Espaces et Sociétés

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Biographie de Mme IDE MOUNKAILA Safiyatou

Dans la ville de Niamey, on remarque plusieurs catégories d’enfants migrants. Certains viennent des pays ouest-africains notamment le Nigeria, le Benin, le Togo, le Burkina Faso et d’autres viennent de l’intérieur du pays. Ils s’adonnent à des petites activités informelles de la ville. 

Passant de l’éducation scolaire et familiale à l’éduction de la « rue », ces enfants peuvent se transformer en voleurs, délinquants etc., débrouillard dans le but de pouvoir survivre en ville.


Doctorante : IDE MOUNKAILA Safiyatou

Encadreurs : Prof MOUNKAILA Harouna ; Dr Boyer Florence

Sujet de thèse : être enfant de la rue ou talibé à Niamey : trajectoires et protection

Ces dernières années, le phénomène des enfants de la rue et talibés prend de l’ampleur dans la ville de Niamey. Ces enfants sont majoritairement des migrants internes ruraux compte tenu du contexte socio-économique, sécuritaire, religieux et familial. Une fois en ville, les contraintes poussent certains de ces enfants à se retrouver dans la rue, changeant ainsi leur trajectoire. Il est important de notifier que dans la ville de Niamey on distingue deux catégorie d’enfants de la rue, la première que nous appelons les enfants de la rue invisibles sont les migrants internes qui se comportent comme les adultes, ils travaillent et contribuent à la survie économique de leur famille et ont un bon comportement. La deuxième catégorie est celle que nous appelons les enfants de la rue visibles, ils sont visibles à travers leur comportement qui est l’inflation de la colle, la violence, le vol, la délinquance et la consommation de la drogue, certains d’entre eux sont des natifs de Niamey et d’autres des migrants. Les raisons du départ de la rue des enfants migrants sont le plus souvent liées au manque/absence d’un réseau social pour les héberger ou la présence d’un réseau social dans la rue, ce qui explique l’affinité de leur rassemblement. Contrairement aux enfants natifs de Niamey qui se retrouvent dans la rue pour des raisons sociales et familiales.

A côté des enfants de la rue, se trouvent les enfants talibés qui sont des potentiels enfants de la rue de par leur fréquentation, et leurs conditions d’études qui les amène à fuguer chez le maitre coranique ou à abandonner. D’ailleurs, en étant talibés, ils passent une grande partie de leur temps dans la rue à mendier et/ou à exercer des petites activités. Cette dernière devient pour eux un prolongement de l’école coranique à laquelle ils sont habitués (CHAMPY MURIEL., 2016) d’où le passage d’un enfant talibé à un enfant autonome de la rue. Dans la rue, les enfants mettent en place plusieurs formes de stratégie de survie allant du logement, à la santé, à l’alimentation et au travail et malgré qu’ils vivent de façon autonome  ils sont nombreux à ne pas être isolés de la famille et à trouver des opportunités socio-économiques pouvant les conduire à sortir de la rue ne serait-ce que pour une période déterminée. La rue devient pour les enfants un espace de quête d’autonomie malgré leur vulnérabilité quotidienne. L’objectif de notre travail est d’analyser les trajectoires des enfants de la rue en allant de leur migration, aux raisons du départ dans la rue et à leur quotidien.

Mots clés : enfant, trajectoire, rue, talibé, école coranique, migration, survie, mendicité.

Nom : IDE MOUNKAILA

Prénom : Safiyatou

Email : idesafiath@gmail.com

Discipline : Géographie et amenagement de l’espace

Section : Thèse 1

Directeur : MOUNKAILA Harouna

Co-directrice : BOYER Florence

Sujet de  thèse : Être migrant et mineur à Niamey : un parcous individuel à risque ?

Résumé : La migration des enfants découle des pratiques anciennes qui rentre dans le cadre familial. Aujourd’hui, cette pratique devient de plus en plus autonome et prend de l’ampleur. Nombreux sont les enfants qui migrent seuls dans l’espoir d’améliorer leurs conditions de vie. Plusieurs travaux expliquent l’implication des enfants dans les migrations internes ou transfrontalières et les risques qu’ils encourent (AFRIQUE, CARAÏBES ET PACIFIQUE., 2012, MAGA., 2018 et OIM., 2016, JACQUEMIN M., 2000, ORGANISATION DES NATIONS UNIES, 2012, VIDAL., 1985, OLIVIER DE SARDAN J.P et ALOU TIDJANI., 1997, CHAMPY M., 2016, DIACK S., 2017, DIACK S., 2017)

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